Une Charogne

Educação para petizes

Educação para petizes

Espere lá ó Sr. Manuel. Antes do peru e das rabanadas, permite que continue na onda mórbida que V. Exª inaugurou? Não vão pensar que ensandeci, e para que percebam o que eu sofri, vejam lá o Baudelaire que me obrigavam a recitar, hirto, rígido que nem um cadáver, do alto do São João dos meus onze anitos:

UNE CHAROGNE

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,

Ce beau matin si doux:

Au détour d’un sentier une charogne infâme

Sur un lit semé de cailloux,

 

Les jambes en l’air, comme un femme lubrique,

Brûlante et suant les poisons,

Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique,

Son ventre plein d’hexhalaisons.

 

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,

Comme afin de la cuire à point,

Et de rendre au centuple à la grande Nature

Tout ce qu’ensemble elle avait joint;

 

Et le ciel regardait la carcasse superbe

Comme un fleur s’épanouir.

La puanteur était si forte, que sur l’herbe

Vous crûtes vous évanouir.

 

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,

D’où sortaient de noirs bataillons

Des larves, qui coulaient comme un épais liquide

Le long de ces vivants haillons.

 

Tout cela descendait, montait comme une vague,

Ou s’élançait en pétillant;

On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,

Vivait en se multipliant.

 

Et ce monde rendait une étrange musique,

Comme l’eau courante et le vent,

Ou le grain q’un vanneur d’un mouvement rhythmique

Agite et tourne dans son van.

 

Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,

Une ébauche lente à venir

Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève

Selement par le souvenir.

 

Derrière les rochers une chienne inquiète

Nous regardait d’un oeil fâché,

Epiant le moment de prendre au squelette

Le morceau qu’elle avait lâché

 

– Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

A cette horrible infection,

Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,

Vous mon ange et ma passion!

 

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,

Après les derniers sacrements,

Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses,

Moisir parmi les ossements.

 

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine

Qui vous mangera de baisers,

Que j’ai gardé la forme et l’essence divine

De mes amours décomposés!

 

 

Sobre Pedro Norton

Já vos confessei em tempos que tive a mais feliz de todas as infâncias. E se me disserem que isso não tem nada a ver com tristeza eu digo-vos que estão muito, mas muito, enganados. Sou forrado a nostalgia. Com umas camadas de mau feitio e uma queda para a neurose, concedo. Gosto de mortos, de saudades, de músicas que nunca foram gravadas, de livros desaparecidos e de filmes que poderiam ter sido. E de um bom silêncio de pai para filho. Não me chamem é simpático. Afino.
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2 respostas a Une Charogne

  1. Manuel S. Fonseca diz:

    Mas que esquelética e pútrida declaração de amor.

  2. pedronorton diz:

    Não sei se a destinatária terá gostado. A mim fazia-me uma impressão do caraças recitar isto.

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